NAUFRAGÉE
02/11/2008 15:11 par t-ould-hamouda
Tel un naufragé
dans une mer agitée
ne sachant où m'emmène
le courant déchainé
Aucune lueur d'espoir
Au lointain, ne parait
Seule à me débattre
Entre Mort et Vie.
Où sont-ils tous ces Marins ?
pour accourir m'aider.
Où sont-ils ces pêcheurs ?
Qui, jadis séjournaient
Dans ces Océans sacrés ?
LES ONT-ILS DÉLAISSÉS ?
Je m'agrippe aux épaves
d'un paquebot perdu
Fierté d'une époque
à jamais révolue.
Montréal, le 4 septembre 2008
(T.Ould-Hamouda)
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“ The indie iTunes — Hardcore music fans are migrating to eMusic, the iTunes Music Store's cheaper, cooler cousin.”
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Anidh tadjam ammi 1 |
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Anidh tadjam ammi 2 |
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Anidh tadjam ammi 3 |
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Anidh tadjam ammi 4 |
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Thkhraq thargith |
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Koul yiwan |
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Anfiyi kan |
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tamazight | français | English
Tikkelt tamezwarut i d-icna Ayt Mengellet di Radyu, 17 n ssna di lâammer-is, d aseggas 1967. Nnuba-yagi qqaren-as "Ighennayen Uzekka", d Ccrif Xeddam i tt-îttfen. Imiren i d-ighenna Lewnis Ma trud. Netta, yugh tanumi ittghenni netta d imeddukkal-is deg Ighil Bb°ammas, taddart-nni anda d-ikker... Maççi, yughal si ccna n tayri ar ccna nniven i d-ittawi ghef liêala deg nella: si ccna-nni ines tamezwarut Idaq wul iban-ed amek ittwali ddunit.
Maáççi d_tayri kan i_yettghenni, iwala amek tâicin lâibad, amek ttmeslayen ghef lihâla-nnsen. Lhâsun seg wasmi yebda ccna, atâs n tughac n tayri i d-ighenna, mi iwala tbeddel lâeqelya-s, iccna ghef ddunit. Cîtûh akken ighenna daghen ghef tayri, umaâna makken i d-issuffegh ccna-nni isem-is Tayri, imiren i s-ixdâ i ccna icban tagi. Ighenna-d daghen yiwet n taghect anda s-iqqar Qqim deg rebbi-w… netta i ugitâr-is umi la iheddêr. Seg wasmi d-issuffegh taghect-nni Aâli d Waâli i d-iwwi ghef imêhqqaren, akken akken awal-is, inejjer-it-id di tughac icban Agu negh Tibratin Atâs i d-iwwi ghef tegmatt d umennugh ger watmaten, si zik ar tura, d ayen i t-iceghben. Di lmaâna n wawal, ayen ifi d-iccna di taghect Lxuf, ighenna-d daghen fella-s di tughac-agi tineggura. Lewnis Ayt Mengellet isexdam awal, ittak-as lmaâna, maççi d asexlujêd kan i yesxlujûd. Awal iqqar-d ayen illan d wayen ur nelli negh ayen ara yilin, segmi Ayt Mengellet-agi qqaren-as medden d amusnaw.
Farida Aït Ferroukh
C'était en 1967, Lounis Aït Menguellet avait tout juste dix-sept ans quand il passa pour la toute première fois dans une émission radio. C'était alors "les Artistes de demain" assurée par Cherif Kheddam. Notre jeune poète y interpréta Ma trud (Si tu pleures). Celui qui avait l'habitude de chanter entre copains sous le clair de lune d'Ighil Bwammas, son village natal, devient, en quelques mois, cet idole qui bouleverse les coeurs. La transition vers la chanson engagée n'est pas aussi brutale qu'on le dit : l'ébauche de ce que sera plus tard son oeuvre est esquissée dès la première chanson Idaq wul (le Coeur oppressé).
Plus tard, il rouvre le dossier de l'amour pour le clore avec Tayri (l'Amour). Dans l'intervalle, il se livre à un jeu de mots dans la chanson Qim deg rebbi-w (Mets-toi sur mes genoux !) s'adressant en fait à sa guitare. Il donne le ton à partir de la chanson Ali d waâli (Fin des années 70) qui retrace l'itinéraire d'un despote. Son style ira en s'affirmant avec des chansons fondatrices comme Agu (le Brouillard), Tibratin (Missives)... Certains thèmes comme la fraternité, la désunion utilisés dans ces titres seront repris plus tard. A titre d'exemple, les allégories déjà sollicitées dans Lxuf (la Peur) en 1981-1982 reviennent dans son dernier album. Aït Menguellet a chanté divers thèmes qui confèrent à sa poésie la totalité qui lui vaut d'être apprécié par tout le monde.
Farida Aït Ferroukh
tamazight | français | English
It was in 1967, Lounis Aït Menguellet was just seventeen years old when he appeared for the very first time in a radio show, "the Artists of tomorrow" animated by Cherif Kheddam. Our young poet interpreted Ma trud (if you cry). The one who was used to sing among friends under the moonlight of Ighil Bwammas, his native village, becomes, in a few months, this heartbreaking idol. The transition towards the "engaged" songs was smoother than what was said. What will be his future work has started to take shape in his first song Idaq wul (the oppressed heart).
Later, he reopens the file of the love to close it with Tayri (Love). Within this interval, he did a play on word in the song Qim deg rebbi-w (come on my lap) referring in fact to his guitar. He sets the tone starting from the song Ali d waâli (end of the Seventies) which recalls the itinerary of a despot. His style will continue with signature songs such as Agu (Fog), Tibratin (Letters)... Certain themes like fraternity, disunion used in these titles will be picked up later on. As an example, the allegories already used in Lxuf (Fear) in 1981-1982 reappeared in its last album. Aït Menguellet sang various topics giving his poetry a whole making it to be appreciated by everyone.
Farida Aït Ferroukh
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Culture Un hommage à l’artiste militant Farid Ali
PREMIER FESTIVAL LOCAL DE LA MUSIQUE ET DE LA CHANSON KABYLEs À BÉJAÏA
Par : L. OUBIRA
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Cette manifestation, qui se déroulera du 1er au 16 novembre à la Maison de la culture de Béjaïa, sera inaugurée par un récital du chanteur Akli Yahiatène et clôturée par celui de Lounis Aït Menguellet.
L. OUBIRA |
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www.liberte-algerie.com
Aït Menguellet
Si pour beaucoup Aït Menguellet est le poète de la Kabylie, il est avant tout le défenseur ardent de la cause la plus cruciale en l'Algérie, la liberté. Liberté d'agir, de penser et d'aimer sont les thèmes dominants d'une oeuvre riche et sincère.
C'est en janvier 1950 à Ighil Bouamas en Grande Kabylie que naît Lounis Abdenbi Aït Menguellet. Si ses années d'études se passent à Alger, il n'oubliera jamais les veillées de chants de son enfance et ses origines kabyles et c'est dans la langue amazigh qu'il écrira la plupart des textes de ses chansons.
Après des études primaires, il suit une formation d'ébéniste dans un collège technique, mais au contact d'un professeur de français particulièrement pédagogue, il s'éprend de littérature, se met à composer des poèmes et à les chanter dans la grande tradition orale de la poésie berbère. Il a tout juste 17 ans lorsqu'il participe à une émission de radio animée par une figure de la modernisation de la chanson kabyle: Cherif Kheddam. La chanson qu'il y interprète "Ma trud 'ist", comme toutes celles de la première partie de sa carrière un poème d'amour. C'est alors la seule thématique envisageable pour un chanteur algérien. Mais rapidement, Aït Menguellet se détache des autres chanteurs en défendant la cause des femmes à qui le plus souvent l'amour est imposé.
En 1972, pendant qu'il effectue son service militaire, le succès de deux de ses chansons "Ma seber" et "Lwiza" assoient sa popularité. Celle-ci va grandissant et s'étend jusqu'à l'Hexagone où, en 1978, il fait son 1er passage à l'Olympia. C'est à cette époque qu'Aït Menguellet élargit le champ de ses thématiques en abordant des problèmes philosophiques et socio-politiques. En prônant avec talent la cause de la culture berbère, le poète renforce l'amour de ses fans et la défiance des pouvoirs politiques. Cet état de fait arrive à son paroxysme durant les "années de plomb". En 1985, il triomphe devant 6000 personnes au Zénith parisien et se fait emprisonner pour détention illégale d'armes à feu. Comme beaucoup d'algériens, il possède un fusil de chasse, mais comme peu, il prend la défense du chanteur Ferhat, incarcéré pour son appartenance à la nouvelle ligue algérienne des droits de l'Homme.
Après cette sombre période et malgré les difficultés auxquelles il doit faire face, Aït Menguellet ne songe à quitter son pays que pour honorer des contrats à l'étranger.
C'est la grande force du chanteur que d'être resté vivre dans son village, gardant un oeil lucide sur l'évolution de son pays tout en essayant d'améliorer les choses autour de lui. S'il ne donne plus de concerts en Algérie, il n'hésite pas à s'y engager dans des actions humanitaires .
En 2001, Aït Menguellet rompt avec la sobriété coutumière de ses enregistrements. Son fils Djafar, avec qui il travaille depuis des années, lui fait rencontrer le plus célèbre des jeunes musiciens kabyles, Takfarinas, qui produit son album "Inasen" avec beaucoup de respect et de justesse. Si leurs arrangements sont plus luxuriants, ses chansons sont fidèles à ce qu'elles ont toujours été, des mélodies simples au service de textes d'une grande qualité poétique qui décrivent avec d'autant plus de puissance la folie des hommes.
Benjamin MiNiMuM
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