TAFSUT - Tijejigin - Les fleurs
08/12/2008 01:34 par t-ould-hamouda
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferhat_Mehenni
Ferhat Mehenni, né le 5 mars 1951 à Illoula, Wilaya de Tizi Ouzou (Algérie), est un chanteur et homme politique Algérien.
Diplômé en sciences politiques de l'université d'Alger, Ferhat Mehenni fait sa percée dans le monde musical en 1973 en remportant avec son groupe "Imazighen Imoula" le premier prix du Festival de musique moderne d'Alger.
Il commence alors sa carrière de chanteur contestataire, hostile à la fois au pouvoir et aux islamistes. Arrêté en 1977, il le sera une douzaine de fois encore par la suite. En 1980, il est parmi les 24 détenus. Condamné à trois ans de prison ferme en 1985, il est gracié en 1987.
Présent dans le Vol AF 8969 d'Air France détourné en décembre 1994 par des membres du GIA, il en réchappe grâce à l'action du GIGN.
Cet homme est l'un des quatre fondateurs, avec feu Mustapha Bacha, Mokrane Ait Larbi et Said Sadi du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Il en a démissionné fin mai 1997.
Quant au MCB-Coordination nationale, qu'il crée lui-même le 4 avril 1993, il est vrai que Said Saadi lui avait fait un coup d'État vers la fin du boycott scolaire (1995). Ceci n'avait pas découragé pour autant cet infatigable militant de la cause amazighe puisqu'il avait aussitôt créé le MCB-Rassemblemnt national.
En 2001, suite aux assassinats de jeunes kabyles du Printemps Noir par la gendarmerie algérienne, il prôna comme solution à la sortie de crise dans laquelle se débat depuis l'Indépendance l'Algérie, l'autonomie régionale. À cet effet, il a fondé le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie. L'assassinat de son fils aîné Ameziane, le 19 juin 2004 à Paris, qui n'a pas été élucidé est peut-être lié à son engagement autonomiste selon lui.
Son intervention musclée lors du colloque Afidora à l'Assemblée Nationale, particulièrement médiatisée, a eu un important retentissement en Algérie.
Ferhat Mehenni est l'auteur d'un livre, Algérie : la Question kabyle, publié en 2004 à Paris aux Éditions Michalon, où il exprime ses convictions autonomistes pour la Kabylie.
Pays : Algérie
Type : Endroit habité
Latitude : 36.5413
Longitude : 4.2422
La carte suivante est centrée sur Tassaft Ou Guemoun. Vous pouvez vous déplacer et zoomer avec la souris et les outils de navigation affichés sur la carte. Découvrez aussi des endroits et activités (hôtels, restaurants, musées) autour de Tassaft Ou Guemoun en cliquant sur les visoterres (petites icônes bleu, jaune et orange). Bonne visite de Tassaft Ou Guemoun!
http://www.visomap.com/place-fr/Tassaft+Ou+Guemoun/-697697
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Si l'on survole la Kabylie caméra au poing, et en prenant des vues en plongée, les images reçues devraient être aussi belles que tourmentées.
La Kabylie c'est une suite presque ininterrompue de creux et de pics, de chemins qui montent et qui descendent, de proéminences et d'anfractuosités. C'est un peu l'épiderme vu en gros plan d'un gigantesque dinosaure.
Si le vol se fait de Tizi-Ouzou, vers le Sud, en passant par Takhoukht et Beni-Yeni et en se dirigeant sur le col de Tizi-N'kouilal, on verrait, si l'avion perdait de l'altitude, trois chapelets de villages en forme de colonnes vertébrales : à gauche le "chapelet" des Yatafen, à droite celui des Ait Ouacifs et au centre, Iboudraren.
Si la caméra se concentre sur le "chapelet" du centre et si elle cherche quelque part entre les épines (dorsales dirions-nous) formées par Ait Ali Ouharzoune et Ait Eurvah, elle verrait une autre épine : c'est Tassaft-Ouguemoun.
En rapprochant le plan doucement, comme cela se fait dans certains films, on se rendrait compte que cette "épine" est un agglutinement de maisons plutôt "out" que "in", cachet propre à la plupart des villages kabyles des temps présents. Maintenant si le film est tourné un vendredi, à la veille de l'Aid, et si la caméra fouillait les ruelles sombres du village, elle serait attirée par une modeste "place" enguirlandée… et là, la fiction rejoindrait la réalité puisque ….
Vers 21h 30mn du 21 juin dernier, Tajemaât N'Tassaft est inhabituellement animée, toute la journée, le bruit a couru "qu'il y aura spectacle ce soir". C'est ainsi que dès la nuit tombante, les gens commencent à affluer, les hommes s'asseyant sur les bancs de pierre, ou s'adossant aux murs, les femmes accroupies en demi-cercle devant l'estrade de fortune confectionnée pour la circonstance. Entre les deux, les enfants vont et viennent avec plus ou moins de chahut.
La température est tiède comme peut être un début de soirée d'été. Les cigales se sont tues, mais des "éphémères" tournoient autour des lampes incandescentes. Tout le monde attend le spectacle promis par l'association culturelle "Amar ATH HAMOUDA", association créée en mars 1989 et qui a déjà à son actif plusieurs "shows" culturels dont une bonne exposition sur la révolution jumelée avec une "culturelle", le 29 mars dernier à l'occasion de l'anniversaire de la mort d'AMIROUCHE.
Cela commence par une "musique d'entrée" improvisée par des jeunes de l'association. Ensuite il y eut la troupe folklorique "Tizemarine" qui est aux gens de Tassaft ce qu'est la madeleine" à Marcel Proust, puisque autant que je m'en souvienne, "Tizemarine" (sorte de hautbois maison, fait avec 2 bouts de roseaux troués) ont toujours été de la fête à Tassaft même si l'on a la chance de disposer de deux chanteurs "attirés", ce qui est le cas présentement. Les dernières notes de ce "récital" se perdent dans les informations d'un poème émouvant : "yemma" écrit et lu par Mr BEDAD Boudjemaa, poème qui a titillé les glandes lacrymales de bon nombre de femmes présentes.
Vient le tour de la chorale composée de fillettes superbement habillées à la traditionnelle et de garçonnets qui exécutent quelques chants légers mais non démunis de charme.
La troupe théâtrale "AGRAW IMAZIGHEN", issue de l'association, profite de l'occasion pour livrer son dernier produit : il s'agit de "FIYITA", pièce écrite et mise en scène par BEDAD Boudjemaa, auteur en même temps du rôle principal et visiblement un des membres les plus actifs de l'association. "TIYITA" est, somme toute, un travail théâtral d'assez bonne facture et qui traite de la situation "socio- politico culturelle du moment, comme le dit M. Ait Mouloud Hmimiche, président de l'association.
Enfin, la soirée plutôt consistance, est relevée par l'apparition des deux chanteurs du "terroir" en l'occurrence BENAMER Arab et OUAHIOUNE Hocine qui, chacun dans son style, égaye la foule, le tout saupoudré de quelques poèmes retentissants de M. AIT MOULOUD Mohammed.
Avant l'aube d'une autre journée, "Tajemaât n'Tassaft" replonge dans l'obscurité des autres ruelles. Mais le temps d'une soirée, le cœur des "Tassaftis", a battu au rythme de "Yemma", "TIYITA", les voix mélodieuses des enfants de la chorale, les sons des mandolines : le temps d'une soirée, les cœurs ont battu à l'unisson. Puissent-ils le faire à l'instar des autres villages d'Algérie aussi longtemps que possible! Je dis bien à l'unisson et non à "l'unicité".
Source : tassaft.vip-blog.com