TAFSUT AUX JOURNÉES AFRICAINES LE 29 ET LE 30 MAI 2010
12/05/2010 00:25 par t-ould-hamouda
Les groupes et organismes partenaires du Centre Afrika
présentent en collaboration avec l’Écomusée du fier monde
La 6ème édition des Journées Africaines
SAMEDI et DIMANCHE 29 et 30 mai 2010
uniqué de presse
cliquer sur lien
http://www.centreafrika.com/communiquejourneeafricaine2010.htm
TAFSUT, chants et danses de Kabylie, fera partie du spectacle "Vive les Vacances" un spectacle qui aura lieu le 6 juin à 18h30 au :
AUDITORIUM GROVER - YM YWHA BEN WEIDER JCC
5400, RUE WESTBURY (PROCHE DE LA STATION CÔTE-SAINTE-CATHERINE)
Une projection du film de M. Ahmed Djennadi aura lieu le Jeudi 13 mai 2010 à 18h00 au centre Afrika.
Contribution : 5$
Tanemirt
« Un « printemps » d’attardé »
paru dans le journal Jeune indépendant (Alger) du 3 mai 2010
Je rappelle que suite à l’invitation de l’association Tafsut de Montréal en collaboration avec
Dans la page 2 du n°3640 de votre journal (ndlr, Jeune indépendant, Alger), en date du 3 mai 2010, vous avez fait paraître un article me mettant directement en cause, sous le titre « un printemps d’attardé » et signé par Mohamed Zaaf dans votre rubrique « N’autre vision ». L’article contenant des mensonges, je vous demande de faire paraître ce rectificatif dans la même page de votre journal de demain.
Sur les affirmations me concernant personnellement, je me demande si réellement Mohamed Zaaf qui a signé l’article a vérifié avec exactitude mes propos. Je rappelle que le premier devoir du journaliste est de rapporter l’information objectivement sans manipulation. Or, votre article n’est que manipulation et désinformation. Je vous cite : « Qu’il y annonce son « soutien indéfectible » au Maroc, cela peut encore passer, il est libre de ses actes. Mais qu’il va jusqu’à appeler à mettre fin à « l’ingérence algérienne » dans la question du Sahara occidental ». Mohamed Zaaf, vous avez falsifié mes propos. Dans ma communication :
1. Je n'ai jamais dis que j’annonce mon « soutien indéfectible » au Maroc, moi qui condamne tous les régimes dictatoriaux notamment celui du Maroc, d’Algérie…
2. Je n’ai jamais appelé à mettre fin à « l’ingérence algérienne » dans le dossier du Sahara occidental. J’ai bien dis que je soutiens ma Kabylie opprimée depuis quelques années et à travers elle, je soutiens les amazighs et autres peuples opprimés d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Libye et ceux dans le monde entier notamment le peuple du Sahara occidental.
J’attends rapidement de votre part un rectificatif dans votre journal et des excuses.
Boussad BERRICHI
Québec (Canada), 5 mai 2010.
Rabah du célébre groupe Inaslyen qui ont fait la fierté de la chanson moderne kabyle des années 1970 et Rabah Djemai, seront à Montréal le samedi 15 Mai pour un grand spectacle à la salle Le Château.
Adresse : 6956, rue Saint-Denis - Montréal
Date : samedi 15 mai 2010 à 19h00
Prix : 25 $
COMMUNIQUÉ
à
Tous les Kabyles de Montréal
Les associations ACAOH, CAM, INAS et TAFSUT se sont entendues pour collaborer ensemble pour œuvrer à l'objectif commun qui est la promotion de la culture amazigh.
Cette collaboration se concrétisera par la réalisation de projets culturels communs et par le soutien mutuel, par le biais de la diffusion de l'information notamment, pour la réalisation de leurs activités respectives.
Les quatre associations ont le plaisir de vous inviter à venir en grand nombre au Parc Jean-Drapeau (Place de la danse) en face du Métro, le dimanche 9 mai 2010 à partir de 14 heures pour rencontrer M. Ahmed Djennadi, réalisateur de films et animateur de l’émission « Tamurt-iw » .
M. Djennadi aimerait profiter de sa visite pour réaliser des émissions et des reportages sur les Kabyles de Montréal et nous présentera ses films.
Vous êtes cordialement invités à venir en grand nombre pour venir encourager ce réalisateur.
Tanmirt.
Date : Dimanche 9 mai 2010 à 14h00
Lieu : Place de la danse – Métro Jean-Drapeau (en face du Métro)
Les Associations :
. ACAOH,
. CAM,
. INAS,
. TAFSUT
Tafsut n imazighen cette année a été célébrée partout dans le monde, et la ville d’Ottawa-Hull n’échappe pas à la règle. En effet, une belle soirée a été organisée le 1ermai dans la capitale Canadienne.
La soirée a été ouverte par M. Arab Sekhi qui a souhaité la Bienvenue au nombreux public présent. Rachid Beguenane a rappelé la symbolique du Printemps Amazigh.
Une minute de silence a été observée à la mémoire de tous les jeunes tombés lors du soulèvement du printemps noir.
Les enfants de l’école de Tamazight qui sont la fierté de l’Acaoh, ont présenté plusieurs chansons agrémentées de petits sketchs en Kabyle encouragés par des applaudissements et des youyous.
Le point fort de la soirée a été marquée par la cérémonie de remise d’une reconnaissance à M. Ould-Chikh, fondateur de l’Acaoh et de l’école de Tamazight.
M. Arab Sekhi a rappelé à l’assistance le travail important et toute l’énergie déployée par M. Ould-Chikh pour notre culture. Il a particulièment insisté sur le fait que c’est grâce à M. Ould-Chikh que l’Acaoh et l’école de Tamazight ont vu le jour.
M. Ould-Chikh s’est vu décerner un trophée, un tableau et un chèque des mains d’une petite fille de l’école de Tamazight, toute fière d’honorer le sage, comme on aime à l’appeler.
M. Ould-Chikh, tout ému, a remercié les membres de l’Acaoh et l’ensemble du plublic présent.
La fête a été animée par des artistes venus spécialement de Montréal – Mourad Itim et Smail qui ont émerveillé le public par leur prestation.
La soirée a été clôturée par un D.J.
Tanemirt aux membres de l’Acaoh pour cette célébration.
TAFSUT, CHANTS ET DANSES DE KABYLIE SERA L'INVITÉE DE L'ÉCOLE LOUIS-JOSEPH PAPINEAU LE VENDREDI 23 AVRIL 2010 À PARTIR DE 19H00.
TAFSUT PRÉSENTERA UN SPECTACLE D'UNE HEURE : DANSES, CHANTS ET MUSIQUE.
ADRESSE :
2901, rue de Louvain
Montréal
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ÉMISSION EN HOMMAGE À MEDJAHED HAMID ET NOUARA LE VENDREDI 23 ET VENDREDU 30 AVRIL PAR MADJID BENBELKACEM ET MOURAD MAHAMLI SUR LES ONDES DE LA RADIO CFMB |
ALGERIAN PROGRAMOn the air since: 2008 Language spoken: Berber Tamazight - kabyle arabic dialect Maghreb Producer: Mourad Mahamli Announcer: Madjid Benbelkacem Duration: 90 minutes - Friday 10PM Format: Talk and music Content: News, interviews, debates, current events, commentary & music Audience: Berber, Algerian, Maghreb & Arabic |
Khelifa Hareb est un grand militant de la cause amazigh. Il est connu pour son courage, sa volonté de fer et surtout son dynamisme pour faire rayonner notre culture au Québec.
Il est arrivé à Montréal, il y a à peine 4 ans et il est devenu célèbre par son franc-parler, son honnêté et sa façon de dire des choses telles qu'elles sont réellement.
Il partage avec nous, ici, ses rêves, ses espoirs et ses souhaits qui sont comme ceux de tous les jeunes épris d'amour de leur culture.
Le 20 avril 2010, trois décennies du printemps amazigh, une révolte populaire contre la répression, un combat de longue durée pour une identité bafouée par un pouvoir mafio-militariste en Algérie, en particulier et par tous les pouvoirs dictatoriaux nord africains.
Trente ans d’un chemin long et dur pour un mouvement culturel populaire qui est toujours présent sur la scène politique algérienne et dans toute l’Afrique du nord. Ce mouvement a réalisé des percées importantes telles que le statut de Tamazight comme langue nationale en Algérie, un Institut Royal de Tamazight au Maroc, un Haut Commissariat de l’Amazighité en Algérie, et dernièrement des télévisions amazighes en Algérie et au Maroc, les différentes invitations du Congrès Mondial Amazigh en Libye. Toutefois, le chemin reste long, épineux et douloureux. Des vies de jeunes dans leurs printemps ont été sacrifiées, des milliers de prisonniers torturés et violés pour des acquis timides.
Humblement, j’ai des rêves pour plus de lumière et de visibilité pour le peuple Amazigh.
En premier lieu, mon message va à la diaspora amazighe de Montréal.
Je me permets de répéter une ancienne phrase de Cheikh Mohand Ul-hocine : "Ved atwalidh, rouh adawidh, qim ulac" (lève-toi tu vas voir, va prendre ta part, reste où tu es et tu n’obtiendras rien).
Mes camarades,
Nous sommes rares à savoir que le 18 avril 1980, il y a eu un grand rassemblement devant l’ambassade d’Algérie à Ottawa et une marche symbolique devant le parlement canadien. Trente ans après, la révolution continue pour manifester notre identité. En tant qu’Amazighs, nous avons été assimilés et dominés par d’autres nations. Il est temps que nous soyons nous mêmes, fiers de notre identité amazighe libre et indépendante.
La création d’un centre communautaire amazigh, ou une maison amazighe ici à Montréal me semble un objectif réaliste. Certes la tâche est énorme, le fardeau hérité est lourd, mais nous devons segmenter ce projet en travaillant chacune de ses étapes.
Je rêve de nous voir unis pour accueillir et aider de nouveaux immigrants.
Je rêve d’une journée de visibilité amazighe sous forme de parade dans la rue, à l’image de la Saint- Patrick pour les Irlandais, la fête des juifs etc.
Je rêve d’une bibliothèque communautaire : Faire connaître nos écrivains à la société d’accueil tel que Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Mohamed Kheir-Eddine, Ahmed Assid, Mohamed Chafik, Ahmed Adghirni, Gisèle Halimi, Bachir El-Hadj Ali, Chabane Ouahioune, Mouloud Feraoun,…
Je rêve de voir les dépouilles des nôtres envoyées à notre patrie natale ou inhumées ici en Amérique du nord selon nos traditions et coutume ancestrale: Des expériences difficiles vécues par nos siens, lors de décès nous obligent à annoncer des appels via nos sites communautaires.
Je rêve de la création d’un journal propre à nous nord africains, berbères, et un renforcement des médias existants sur le terrain a l`instar de Timillit Imazighen (rencontre berbères).
Je rêve de voir décrocher une émission en Tamazight sur la chaîne CJNT de Montréal.
Je rêve de renforcer toutes les associations communautaires, voir beaucoup de troupes telle que Tafsut (Printemps) à Montréal.
Je rêve de la création d‘unités de production de cinéma, théâtre et club de traduction.
Je rêve d’un festival du monde amazigh à Montréal.
Je rêve de l’introduction de Tamazight sur Air Algérie et Royal Air Maroc et de voir nos chaînes de télévision amazighes (la quatrième en Algérie, et la huitième pour le Maroc) ici dans les foyers amazighophones à côté des autres chaînes.
Je rêve d’un patriotisme culturel : lancer un appel aux commerçants amazighs ici à Montréal à écrire en Tamazight en caractère Tifinagh sur leurs vitrines, ou sur leurs produits de fabrication à l’image de l’huile d’olives Numidiya.
Mon désir est grand pour que cette révolution aboutisse. Il nous faut une révolution individuelle et collective pour que chacune de nos contributions reflète notre juste combat. La contribution propre à chaque individu et son implication dans les regroupements associatifs, syndicaux, ou politiques d’ici tels que Québec solidaire, le Parti québécois et le parti libéral permettraient une meilleure visibilité sur le terrain pour notre lutte.
Nos parcours individuels et notre destin collectif nous ont amenés à venir enrichir de notre culture, de nos compétences et de notre histoire le Québec, une des sociétés les plus accueillantes de ce siècle. Ici, c’est aussi chez nous. Je rêve de voir les miens participer aux colloques, aux manifestations qui mobilisent et unissent les citoyens de la province, comme la marche des femmes du 08 mars dernier.
Je rêve de voir les filles de la reine Dihya et les sœurs de Nabila Djahnine prendre place parmi les belles de la belle province. Ou parmi celles de la Coalition contre la tarification et la privatisation des services publics ou contre le budget 2010 du gouvernement Charest, projet qui va appauvrir la classe ouvrière.
Au sein du Québec interculturel, notre communauté fait partie de cette classe ouvrière dans une grande partie. Je suis convaincu qu’avec notre engagement et notre implication, un jour nous verrons un Aissat Idir ou un Radouane Osmane québécois qui viendra perpétuer le combat de feu Michel Chartrand.
Notre conscience Amazighe est en veille depuis des siècles. Elle se manifeste de temps à autre selon les pressions négatives et maléfiques exercées sur nous comme peuple ayant une identité profonde. A titre d’exemple, les souhaits entendus d’Asseggass ameggaz 2960 (Bonne Année) du maire de Montréal est un acquis du collectif qui a honoré toute la communauté et récompensé l’effort collectif de tous les militants de tous bords, de l’Algérien au Marocain, du militants structuré à l’indépendant. Le résultat est là.
L’expérience politique pour nos membres est comme de l’engrais pour un arbre. Elle permet un meilleur drainage des nutriments donnant un arbre fort, puis une forêt seine et riche.
Idéaliste que je suis, j’espère trouver en vous, les jaloux de Tamazight, des réalisateurs de mes rêves et certainement ceux de nombreux amazighs de l’ombre. J’ai la ferme conviction que nos rêves sont réalisables et peuvent être exhaussés.
Manifeste amazigh au Québec :
La communauté amazighe est composée de citoyens originaires des pays d’Afrique du nord ( Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mali, Mauritanie et Niger) et les îles Canaries. Son installation au Québec remonte aux années soixante, mais un très grand nombre s’est établi principalement ces dix dernières années.
Quel est donc le nombre des amazighs ayant immigré au Québec?
La communauté amazighe compte à présent deux générations dont une a déjà pris racine sur le sol canadien. Cette communauté a enrichi le Québec par de nombreux professionnels, ingénieurs, médecins, enseignants, avocats, écrivains, musiciens et artistes à l’image de Rachid Badouri. Ils se sont illustrés par leur travail et leur talent au Québec et dans le monde. Cette communauté a également fourni des travailleurs et du personnel pour les servitudes dont la société d’accueil avait besoin.
Malgré les succès enregistré par une partie de la communauté amazighe, un grand nombre de nouveaux arrivants peine à s’intégrer adéquatement dans la vie active en exerçant hors du domaine de leurs compétences. Cette frange de la population vient, malheureusement enrichir la classe défavorisée de la société québécoise.
En absence des chiffres et de leur exactitude, d’après une constatation personnelle, la répartition de la population amazighe dans le territoire québécois se fait principalement dans la grande île de Montréal, en particulier dans les arrondissements suivants :
Saint Michel/Parc Extension, Saint Léonard, Petite Patrie, Rosement, Villeray, Ahuntsic/Cartierville, Montréal Nord, Lachine/LaSalle, Côte des Neiges, Saint –Laurent.
Le 20 avril 2010, notre communauté amazighe piétine toujours dans le mode organisationnel traditionnel, elle se regroupe dans trois, voire quatre associations culturelles à Montréal ; des associations qui essayent de combler le vide. Une coordination des actions de chacune des ces associations est nécessaire pour dessiner une vision commune. En ordonnant ces actions, cette vision permet au champ culturel amazigh québécois de s’épanouir.
- Il nous faut des organisations communautaires à l’image des formes d’organisation des autres communautés qui ont été mises en place pour la promotion et la défense des droits de leurs membres. Leurs objectifs premiers sont l’intégration et l’éducation de ces derniers.
- Il nous faut des centres d’éducation, les outils logiques pour répondre aux objectifs que s’est fixé la communauté.
- Il nous faut des associations professionnelles qui regroupent des membres par profil professionnel tels que les médecins, infirmières, travailleurs sociaux, ingénieurs, enseignants, gens d’affaire …etc.
- Il nous faut des associations régionales regroupent la communauté par intérêt pour le développement régional de l’Afrique du nord.
- Il nous faut des organismes de coopération avec Tamazgha regroupant une très grande partie des organismes amazighs au Québec intéressés à développer des projets de coopération avec l’Afrique du nord.
- Il nous faut des centres de documentation sur Tamazgha et son histoire, ainsi que sur les personnes d’origine amazighe vivant en Afrique du nord ou en diaspora.
- Il nous faut des centres dédiés à des dossiers spécifiques et collectifs tels que la jeunesse, les loisirs et la santé.
- Il nous faut des regroupements qui agissent comme des groupes de pression et de représentation au niveau de la politique provinciale et fédérale.
- Il nous faut une presse et des médias audio-visuels, journaux, revues, radio privée, radios communautaires, émissions de télévision couvrant l’actualité de la communauté amazighe du Québec et d'Afrique du nord.
Nous avons beaucoup d’espoir et nos souhaits sont grands. Le chemin est long et périlleux, pour que notre communauté soit visible et influente ici au Québec.
Traçons la direction de notre histoire. Cette dernière peut pardonner à une personne mais pas à un peuple.
Khelifa Hareb.
Montréal, le 20 avril 2010.